Fiche technique

Distribution
carré

Darras : le mari, Silvère, commerçant et cocu
Paul Chevalet : l’amant, Charlot, poète
Madeleine Taillade : la femme, Jacqueline, jolie

Critique

L’Auto-vélo, le 13 décembre 1905
carré

L’histoire d’un mari déjà vieux, commerçant en porcelaine, et cocu naturellement, de si bonne composition qu’il semble, aux amants comme à nous, tout à fait consentant à l’influence de sa femme, et qui s’en offusque tout à coup, à la stupéfaction générale, ne paraissait pas nécessiter, pour être racontée, l’intervention de la langue des dieux. Il aurait fallu, pour qu’elle puisse nous intéresser un peu, plus de désinvolture et de nouveauté dans l’expression. Le discours de l’amant essayant de persuader au mari, et y parvenant, que sa situation de cocu est extrêmement avantageuse, et qu’il aurait tort de s’insurger là contre, est d’une grivoiserie un peu trop facile et d’un enfantillage qui confine parfois à la naïveté.

Nous n’avons pas pris un,plaisir extrêmement vif à cette amusette, qui demandait, pour être traitée do. façon amusante, une fantaisie et une légèreté que l’auteur ne possède pas suffisamment. Mlle Tailhade et M. Chevalet ont honorablement défendu la petite œuvre de M. Sacha Guitry.

M. Andriveau, L’Auto-vélo, le 13 décembre 1905