Fiche technique

Distribution
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Sacha Guitry (Jean et Jacques Sarrazin)
Yvonne printemps (Ketty)
Marie Montbazon (tante Marie)
Fred Wright (Jim)

Production
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Réalisation (René Hervil et Louis Mercanton)
Scénario (Sacha Guitry)
Pays d’origine (France)
Format (Noir et blanc - 1,33:1 - Film muet)

Critique

Ciné Journal, le 2 mars 1918
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Samedi après-midi, Ciné-Location-Eclipse a offert en représentation générale la vision du premier film de M. Sacha Guitry, auteur spirituel, comédien avisé et de haute réputation.

Un Roman d’Amour et... d’Aventure, est le titre de cette aimable suggestion cinématographique. L’œuvre est simple, sans complexités inutiles. Elle procède d’une imagination experte aux jeux scéniques, d’une science de l’art théâtrale tout à fait exceptionnelle. La résultante de cet ensemble de qualité fut que notre sens du film s’en trouva parfois fort déconcerté.

Sacha Guitry protagoniste hors pair d’une œuvre qui lui est propre, initie son public à des méthodes nouvelles, imprévues et surprenantes, qui ne sont pas sans créer quelque étonnement. Le très parfait comédien aborde d’un front olympien la suprême difficulté. Il joue dans les mêmes scènes, dans le même temps, avec un talent que rien ne saurait détourner de son absolue conviction, deux rôles de caractères essentiellement opposés.

M. Sacha Guitry est admirablement réconforté dans cette tâche difficile par Mlle Yvonne Printemps qui justifie son nom. M. Fred Wright, apporte dans l’exécution un concours précieux. Cet excellent artiste interprète son personnage avec une habileté, une précision, une méticuleuse application digne des tous premiers emplois. Nous souhaitons le revoir dans la distribution de quelque très bon film. Tout cet édifice s’appuie sur les bases solides d’une mise en scène très juste et très comprise,- qu’il appartenait à MM. Mercanton et Hervil de camper avec cette impeccable certitude dont ils sont accoutumés. Spectateur attentif. nous retrouverons avec beaucoup de joie M. Sacha Guitry, alors que bien familiarisé avec le théâtre de prise de vue, il donnera l’entière expression de son originalité et de son magistral talent.

Ciné Journal, le 3 mars 1918