Fiche technique

Distribution
carré

Sacha Guitry (le professeur, Louis XV, Ludovic, Jean-Louis et Napoléon III)
Lucien Baroux (le marquis de Chauvelin)
Jean Périer (Choiseul)
Roger Bourdin (le chanteur des « Ambassadeurs »)
Robert Pizani (Richard Wagner, Jacques Offenbach et Olivier Métra)
Jean Coquelin (le médecin de Chauvelin)
Émile Drain (Napoléon Ier)
Morton (Lebon)
Jean Davy (Ludovic jeune et Jean-Louis jeune)
René Fauchois (Marat)
Jacqueline Delubac (Flora)
Germaine Dermoz (Marie de Médicis)
Josseline Gaël (la jeune Suédoise et Léone jeune)
Jeanne Boitel (la Marquise de Pompadour)
Jane Marken (la mère de Louisette)
Mila Parély (la servante de Marat et la fille de Marat)
Lisette Lanvin (Louisette)
Georges Lemaire (le pion)
Silvio de Pedrelli (Concini)
Raymond Galle (Louis XIII)
Jean Bradin (le Duc de Luynes)
Pierre de Guingand (le Baron de Vitry)
Jacques Erwin (Louis XIV jeune et le Duc de Montpensier)
Maurice Schutz (Louis XIV âgé)
Henry Bry (le bonimenteur)
Barbara Shaw, Gay Buisson (les sœurs siamoises)
Geneviève de St-Jean (la biche)
Vonelly (Dubertret)
Julien Rivière, Guy Sloux et Pierre Huchet (des valets)
Irène Corday (une biche)
Jeanne Provost (Mme du Hausset)
Jane de Rosalba (une dame d’honneur)
Alain Durthal (le médecin du Roi)
Léon Walther, Claude Lehmann, René Maupré, Puylagarde et Roussel (des seigneurs)
Jean Buquet (Ludovic enfant)
Ariane Pathé (Madame du Barry)
Anna Scott (la dauphine)
Jean Hébey (le dauphin)
Gaston Dubosc (l’abbé Maudoux)
Jacques Berlioz (le Duc de Bouillon)
André Laurent (Jean-Jacques Rousseau)
Paul Villé (Guignol)
Pierre Mingand (le montreur de marionnettes)
Henry Houry (un orateur)
Louis Allibert (Bonaparte)
Madeleine Foujane (l’impératrice Marie-Louise)
Marie-Claire Pissarro (la servante)
Philippe Richard (Louis XVIII)
Robert Seller (Charles X)
André Marnay (le roi Louis-Philippe)
Georges Grey (le Duc de Joinville)
Andrée Berty (une servante)
Mme de Morlaye (la reine Marie-Amélie)
Dorival (l’aubergiste)
Violette Fleury (la fille de l’aubergiste)
Raymonde Allain (l’impératrice Eugénie)
Marika (la pianiste)
Pierre Juvenet (le Duc de Morny)
Georges Derveaux (Olivier Métra)
Jeanne Helbling (la femme du professeur)

Production
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Réalisation (Sacha Guitry Robert Bibal)
Production (Serge Sandberg)
Société de production (Sedif et Cinéas)
Genre (Comédie historique)
Durée (01:40:00)
Année de production (1938)
Pays de production (France)
Décors (René Renoux, Roger Claude et Lucien Carré)
Assistante (Jeanne Étiévant)
Costumes (G.K. Benda)
Chef opérateur (Jean Bachelet)
Opérateur (Marc Fossard et Georges Lucas)
Son (J. De Bretagne)
Montage (Myriam)
Musique (Adolphe Borchard et enregistrée par orchestre des Concerts Pasdeloup au pupitre G. Derveaux)
Régis (H. Le Brument)
Secrétariat (Ch. Pecqeux)
Photographe de plateau (Raymond Voinquel)
Administrateur (Guy Lacourt)
Meubles (Chalom)
Perruques (Pontet)
Format (35 mm - noir et blanc)

Critique

La gazette de la capitale, le 15 décembre 1938
carré

Sacha Guitry n’aura jamais fini de nous émerveiller. Vous entrez au Cinéma Normandie attirés déjà par le nom de 1 artiste, vous pénétrez dans la salle sompteuse qu’on dirait construite pour des galas perpétuels, et, si le film est commencé, vous vous incorporez immédiatement à l’action, vous entrez dans la foule de manants et des seigneurs, vous êtes mêlés à l’histoire, et cela est un miracle que seul en France Sacha Guitry ait réussi encore à accomplir. Le très habile maître d’école qui, en guise de leçon, raconte à ses élèves 1 histoire des Champs Elysées, quel prétexte magnifique pour nous apprendre à nous cette histoire. Certes la féerie, la fable, se mêlent à l’histoire, mais tous ces à côtés sont si vraisemblables, qu’on peut les croire vrais.

Qu’un enfant dé Louis XV épouse un descendant de l’empereur, qu’ils soient cafetiers, que le plan des Ambassadeurs soit dû à Jean-Jacques Rousseau, mais c’est splendide et tellement vraisemblable quand c’est Sacha Guitry qui nous le dit ! Mais il y a l’histoire vraie ; depuis Marie de Médicis, Louis XIII chassant le sanglier au rond-point des Champs-Elysées, Le parc aux cerfs de Louis XV, Marat, la Révolution, Napoléon-Bonaparte, l’assassinat de Lebon à qui le gouvernement, déjà, a refusé d’étudier son invention du gaz qui aurait éclairé les Champs-Élysées, et chassé les voleurs. Sacha Guitry par des raccourcis dé génie, nous fait avaler une portion énorme d’histoire comme un délassement d’une douceur rare. Ne cherchons pas dans le vaste domaine du cinéma un magicien égal à cet artiste, la production nationale doit le placer au premier rang et lui vouer une parfaite reconnaissance.

Je sais que le film va partir pour les États-Unis, il y fera du bon travail français, car sa qualité est inégalable, étant donné le sujet choisi et réalisé. Les dernières images signées par un petit bonhomme de la classe : « Vive la France », voilà le comble de l’intelligence. Sacha Guitry interprète lui-même cinq ou six rôles, dans la perfection bien entendu, il a su grouper autour de lui des artistes de grand talent et des femmes ravissantes. Voilà un artiste qui ne craint pas de s entourer de réelles valeurs et c est rare. Remontez bien vite les Champs-Élysées jusqu’au Cinéma Normandie, car là vous attend un bien beau spectacle.

Marcelle F. de Joannis, La Gazette de la capitale, le 15 dévcembre 1938