Fiche technique

Distribution
carré

Sacha Guitry (Pasteur)
Maurice Schutz (le grand-père)
Pierre Huchet (le domestique de Pasteur)
José Squinquel (Émile Roux)
Camille Beuve (Joseph Lister)
Jean Périer (un médecin)
André Marnay (un médecin)
Pierre Labry (un médecin)
Armand Lurville (le premier témoin)
Camille Cousin (le second témoin)
Henry Bonvallet (Sadi Carnot, le président de la République)
Gaston Dubosc (le président de l’académie de Médecine)
François Rodon (le petit Joseph Meister)
Louis Maurel (Jules Guérin)
Louis Gauthier (Poggiale)
Pierre Athon (un élève)
Julien Bertheau (un élève)
Gaston Alain (un élève)
Félix Clément (un élève)
Jean Francey (un élève)
Pierre Monda (un petit garçon)
Charles Vissières (Frémy, le vieux médecin)

Production
carré

Réalisation (Sacha Guitry Fernand Rivers)
ProductionFernand Rivers Maurice Lehmann Films Fernand Rivers Productions Maurice Lehmann)
Sociétés de production (Les Productions Maurice Lehmann et Les Films Fernand Rivers)
Chef de production (Maurice Lehmann, Fernand Rivers)
Distribution (Société des Distributeurs Français)
Genre (Biographie)
Durée (01:15:00)
Année de production|1935)
Pays de productionFrance)
Scénario, Adaptation et Dialogue (Sacha Guitry)
Décors (Robert Gys)
Photographie (Jean Bachelet)
Opérateur (René Ribault)
Son (Joseph de Bretagne)
Musique (Louis Beydts)
Montage (Pierre Schwab)
Tournage (du 25 avril au 3 mai 1935 à Dole (la maison de Pasteur) et à Paris (dans le grand amphithéâtre de La Sorbonne))
Pays de production|France)
Format (Noir et blanc - 1,37:1 - 35 mm - son mono)

Critique

Paris-Soir, le 26 septembre 1935
carré

C’est sur la Normandie, lors de première traversée, que j’ai vu Pasteur de Sacha Guitry. Les portes claquaient, la sirène chantait, l’acoustique était déplorable.
Allez donc juger un film dans ces conditions.

C’est sur la terre ferme que j’ai revu, hier, Pasteur au Colisée. Soyons nets ce n’est ni du théâtre ni du cinéma et
cependant Pasteur est, à mes yeux, un film remarquable. Je l’ai dit et répété vingt fois : un film m’amuse ou il m’ennuie, il me fait rire ou il m’émeut. Eh bien,
Pasteur m’a profondément ému.

Un documentaire ? Soit. Mais aussi une leçon, une leçon magnifique qui fait honneur à celui qui l’a écrite. Dès le début Sacha Guitry nous prévient : sa petite conférence est, en quelque sorte, un prologue qui instruit ceux qui peuvent ignorer les heures difficiles du plus grand savant. Puis, à pas comptés, nous suivons Pasteur et nous en arrivons à oublier que c’est Sacha Guitry qui l’incarne.

La technique — cette fameuse technique — le mouvement, les plein air, le nombre d’images qui doivent passer en une seconde m’indiffèrent complètement. Je suis pris par un sujet ou je m’en écarte. Tout le reste pour moi n’est que littérature. Pasteur nous a apporté un réconfort. Noue avons besoin en France d’avoir, de temps à autre, des œuvres de cette qualité. Pourquoi le Colisée ne donnerait-il pas les jeudis et les dimanches des entrées presque gratuites pour les enfants ? On leur doit cette belle page d’histoire. Pasteur est supérieurement joué par l’auteur et par Jean Périer. Les autres artistes méritent aussi des éloges.

Pierre Wolff, Paris Soir, 26 septembre 1935