Fiche technique

Distribution
carré

Sacha Guitry (Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord)
Lana Marconi (Catherine Grand, princesse de Talleyrand-Périgord)
Jeanne Fusier-Gir (Marie-Thérèse Champignon, la conspiratrice)
Pauline Carton (la chiromancienne)
Renée Devillers (la duchesse de Dino)
Catherine Fonteney (la princesse de Chalais)
Maurice Schutz (Voltaire)
Émile Drain (Napoléon Ier et un laquais)
Henry-Laverne (Louis XVIII et un laquais)
Maurice Teynac (Charles X et un laquais)
Philippe Richard (Louis-Philippe Ier et un laquais)
Georges Grey (le général Caulaincourt)
José Noguero (le duc de San Carlos)
Howard Vernon (Lord Palmerston)
Bernard Dhéran (Almaviva (du Barbier de Séville)
Jean Piat (Figaro (du Barbier de Séville)
André Brunot (Bartholo (du Barbier de Séville)
Denis d’Inès (Don Basile (du Barbier de Séville)
José Torres (Don Juan d’Azcona)
Georges Spanelly (le comte de Montrond)
Robert Dartois (le comte de Rémusat)
Maurice Escande (le prince de Metternich)
Pierre Bertin (le baron de Nesselrode)
Jean Debucourt (le baron de Humboldt)
Roger Gaillard (Lord Castelreagh)
André Randall (Lord Grey)
Jacques Varennes (le général de La Fayette)
Pierre Lecoq (le comte de Roederer)
Robert Seller (le prince de Polignac)
Robert Favart (l’abbé Dupanloup)
Yvonne Hébert (la dame de compagnie)
Sophie Mallet (la servante)
Jane Daury (une Espagnole)
Françoise Engel (Rosine)
Anne Campion (Pauline de Dino)
Léon Walther (le docteur Cruveilhier)
Georges Rivière (le marquis de La Tour de Bournac)
Michel Lemoine (le prince des Asturies (futur Ferdinand VII)
Michel Nastorg (un laquais)
Jean-Claude Briet (un laquais)
Max Dejean (un policier)
Robert Hossein (un invité en blanc)
Renée Bouzy
Georges Bréhat
Daniel Ceccaldi
Dominique Davray
Philippe Derevel
Simone Logeart

Production
carré

Réalisation (Sacha Guitry)
Assistant-réalisateur (François Gir, Jeanne Etiévant)
Directeur de production (Jean Mugeli)
Société de production (Union cinématographique lyonnaise (UCIL))
Production (Jean-M. Thery Robert Perrier)
Tournage (du 14 février au 3 mars 1948)
Format (noir et blanc - 1,37:1 - mono - 35 mm)
Genre (Film historique)
Durée (02:05:00)
Année de production (1948)
Pays de production (France)
Photographie (Nicolas Toporkoff)
Cadreur (Marcel Franchi)
Décors (René Renoux)
Son (Jean Rieul)
Musique (Louis Beydts)
Montage (Jeannette Berton)

Critique

L’Aurore, le 6 octobre 1948
carré

On aime ou on n’aime pas M. Sacha Guitry. Si on l’aime, on adopte son œuvre, on applaudit son esprit et on va chaque fois entendre ses nouveaux dialogues. Car que le sujet minime ou gigantesque, M Sacha Guitry nous le sert de la même façon. Il l’agite dans son cerveau et voici à peu près la recette qu’il nous a proposé depuis quarante ans, qu’il nous propose aujourd’hui avec Le Diable boiteux, et qu’il nous proposera sans doute jusqu’à sa mort :
Un peu de mise en scène, mais pas trop, car cria détruirait le « moi » ;
Des acteurs qui savent « dire » et que les ans ont éprouvé » ;
Des mots, toujours des mots, encore des mots, pour tout et pour rien.

Pour lui, l’Histoire est une mascarade et la carrière de « Talleyrand (le diable boiteux) » une pantalonnade. Il faut bien dire que le personnage s’y prêtait.
Charles Maurice de Talleyrand - Périgord , prince de Bénévent et évêque d’Autun sous l’ancien régime. Il devient président de l’Assemblée nationale. Il est nommé par Bonaparte, par le premier consul, puis par l’empereur. « ministre des Relations extérieures ». Il aide à la restauration des Bourbons et fomente la révolution qui mène Louis Philippe au pouvoir Ce que M. Sacha Guitry nous offre, ce n’est pas de l’histoire, c’est de la petite histoire. C’est Talleyrand sans son œuvre, c’est Napoléon vu par son valet de chambre, c’est le parapluie de Louis-Philippe et non le roi des Français.

Mais que tout cela nous est narré avec humour !
« Charles X porte bien son nom ce sera Charles « X » dont personne ne se souviendra. Talleyrand à Napoléon : « Je suis beaucoup plus intelligent que vous, mais vous avez du génie. » C’est dix. c’est vingt saillies telles que celles-là que nous aurions pu relever. Hélas ! de même Sacha Guitry, scénariste et metteur en scène, nous impose Sacha Guitrv acteur. Il nous impose aussi la femme de sa vie ; « I.ana Marconi ». Le seul vœux que nous ayons alors à formuler est que la prochaine et sixième Mme Guitry soit une actrice...

Claude Lazurick, L’Aurore, 6 octobre 1948