Fiche technique

Distribution
carré

Sacha Guitry (le conteur et Napoléon Ier)
Jean-Louis Barrault (Napoléon Bonaparte)
Aimé Clariond (Joseph Bonaparte)
Jacques Varennes (Jean-Baptiste Bernadotte, devenant le roi Charles XIV de Suède)
Geneviève Guitry (Désirée Clary jeune femme)
Gaby Morlay (Désirée Clary épouse Bernadotte, puis Reine Desideria de Suède)
Carlettina (Désirée Clary enfant)
Lise Delamare (Joséphine de Beauharnais)
Yvette Lebon (Julie Clary)
Camille Fournier (Julie Bonaparte)
Georges Grey (Junot)
Jean Hervé (François-Joseph Talma)
Jeanne Fusier-Gir (Albertine, la servante)
Germaine Laugier (Mme Clary mère)
Pierre Magnier (M. Clary père)
Jean Périer (Talleyrand)
Noël Roquevert (Fouchérole muet)
Maurice Teynac (Marmont)
Jean Darcante (Duphot)
Jean Davy (Berthier)
Georges Spanelly (Davout)
Georges Tourreil (Cambronne)
Renaud Mary (le docteur Antommarchi)
Maurice Lagrenée (le duc de Richelieu)
Roger Vincent (le roi Charles XIII de Suède)
Gaston Mauger (le roi Louis XVIII de Franc)
Léon Walther (le comte Mörner)
Paul Œttly (le chambellan-traducteur)
Jean Coquelin (le greffier de la mairie)
Albert Duvaleix (le concierge de la maison commune)
René Fauchois (un conseille)
Jacques Berthier (un conseiller)
Henry Houry (un conseiller)
Robert Dartois
Maurice Devienne
Georges-François Frontec
Yolanda Fax
René Lacourt
Claude Magnier
Roger Prégor
Madeleine Rip

Production
carré

Réalisation (Sacha Guitry)
Scénario, adaptation et dialogues (Sacha Guitry)
Sociétés de production (C.C.F.C. - Compagnie Commerciale Française Cinématographique (Paris))
Directeur de production (Edouard Harispuru, Albert Dodrumez)
Genre (Comédie historique)
Durée (01:57:00)
Année de production (1941)
Pays de production (France)
Illustrations (Guy Arnoux)
Photographie (Jean Bachelet)
Musique (Adolphe Borchard)
Montage (Andrée Laurent)
Format (Noir et blanc - 1,37:1 - 35 mm - Son mono)

Critique

La Franbce socialiste, le 19 septembre 1942
carré

On sort étourdi. Il y a moins bon, du mauvais de l’histoire. grande et petite, et de la légende, du brillant et du clinquant, des trouvailles et du déjà vu, voire déjà entendu, des mots charmants et des calembours fatigué », quelques fresques, et des images d’Épinal à « poignée ». Mais comment M Sacha Guitry aurait-il réalité à la tentation avec un tel sujet ?

Imaginez la fille d’un négociant de Marseille qui inspire son premier amour à Napoléon, si l’on en croit Montholon se fiance avec lui puis l’affaire rompue », agrée Duphot qui meurt trop tôt, repousse Junot, mais aurait avoue-t-elle plus tard accepté Marmont qui s’était chargé de la déclaration, s’il avait parlé pour soi. Finalement elle épouse Benadotte qu’elle avait rencontré pour la première fils dix ans auparavant alors que. sergent-major, il avait été logé sans succès chez ses parents.

Ce n’est déjà pas mal. mais par la suite elle devint maréchale d’Empire, princesse de Ponte-Corvo, princesse royale, puis reine de Suède, alors unie avec la Norvège.

Ces faits et bien d’autres détails « vrais » ou du moins vraisemblables, ont passé dans le film. Aussi les personnages les plus prestigieux de l’épopée l’Empereur, Joséphine, Talleyrand, Fouché, Benadotte et les maréchaux. Avec les rapprochements de rigueur. Comme M. Sacha Guitry prononce bien aujourd’hui dans le rôle de Napoléon au lendemain du 18 Brumaire, la condamnation d’un régime dont on n’aurait pas cru pourtant qu’à l’un ni à l’autre il eût fait tant de mal ! Résolument attaché à se distinguer même en ne ralliant à la Révolution nationale.

Le tout pétri d’intelligence, et même pourri... Je pense à cette lubie d’intercaler le générique au milieu de l’action et d’y montrer la monteuse et l’ingénieur du son. Certains ne pardonnent pas à l’auteur cette affectation perpétuelle de se moquer de son public. Pour ma part, je ne lui en ferai pas grief. Je dirai seulement que je préfère la manière de M. Jacques Becker (décidément, c’est une passion) qui, lui, n’a pas l’air d’y toucher.

N. B. Je n’ai pas nommé les autres interprètes. Ils sont trop et tous excellents. Un coup d’œil, assez long sur la facade du Marivaux, vous renseignera.

Pierre Pieuchot, La France socialiste, 19 septembre 1942