Fiche technique

Distribution
carré

Sacha Guitry (Jean Renneval, l’acteur vieillissant)
Bernard Blier (Henri Verdier, bijoutier - Hector Van Broken, sosie d’Henri)
Lana Marconi (Thérèse Verdier, la troisième femme d’Henri)
Simone Paris (Lucie Verdier, la première épouse d’Henri)
Meg Lemonnier (Henriette Le Havray, l’amie de Thérèse)
Solange Varenne (Juliette Verdier, la seconde épouse d’Henri)
Pauline Carton (Mme Dutiquesnois, l’habilleuse de Jean Renneval)
Ginette Taffin (Julie, une bonne)
Primerose Perret (Andrée, une jeune fille)
Janine Camp (Suzette, une autre jeune fille)
Jacques Eyser (Le sultan de Hammanlif)
Henri Arius (Le docteur Marinier)
Jacques Anquetil (Le liftier)
Sophie Mallet (Zoé, la bonne)
Christine Darbel (L’actrice)
Louis de Funès (L’interprète-secrétaire du sultan de Hammanlif)
Jean Chevrier (Un figurant devant l’hôtel)
Lucien Callamand (un monsieur)
Roger Poirier (Le régisseur et un garde du corps)
Jacques-Henri Stil

Production
carré

Réalisation (Sacha Guitry)
Scénario, adaptation, dialogues (Sacha Guitry)
Assistant réalisateur (François Gir)
Photographie (Jean Bachelet)
Cadreur (Pierre Bachelet, assisté de Pierre Ribault)
Musique (Louiguy)
Montage (Raymond Lamy)
Son (Fernand Janisse)
Maquillage (Roger Chanteau, assisté de Louis Louc)
Photographe de plateau (Robert Tomatis, Jean Klissak)
Scripte (Odette Lemarchand)
Production (François Chavane, Alain Poiré, Paul Wagner)
Sociétés de production (Gaumont, Cinéphonic)
Directeur de production (André Deroual)
Régisseur général (Jacques Pignier)
Distribution (Gaumont)
Tournage (du 5 mai au 17 mai 1952)
Pays (Drapeau de la France France)
Format (Noir et blanc - 1,37:1 - 35 mm - Son mono)
Durée (81 minutes)
Genre (Comédie)

Critique

Le Figaro, le 3 novembre 1952
carré

Un titre aussi... subtil suppose un personnage qui n’ait pas le beau rôle. Mais Sacha Guitry, lui, se réserve toujours le beau rôle, Vous pouvez donc deviner les détails et la flatteuse évolution de l’histoire. Un monsieur qui vieillit depuis déjà pas mal d’années (la vie est ainsi faite) et ne cherche d’ailleurs pas à cacher ses rides puisqu’il les soumets volontiers à l’épreuve du « gros plan », se déguise en bellâtre, en bourreau des cœurs. Il est vêtu d’un complet blanc sous lequel apparaît une chemise sombre ornée d’une cravate clair.
Là-dessus, un sombrero non moins clair, burlesque par sa disproportion, légèrement incliné sur l’oreille dans le style coquin.

Ce personnage-là ridiculise un petit jeunot, un certain Henri Verdier. Bernard Blier, titulaire du rôle, n’a plus qu’à prendre des mines déconfites. Son infortune tient au charme irrésistible du rival. Voyons un peu. De temps en temps, le héros énonce dés Mm..., plus ou moins mélodieux, en leur faisant traverser,.. le filtre nasal. Il confie à d’autre le soin d’utiliser là même chose dans un climat plus napoléonien, ce qu’ils font une bonne vingtaine de fois, toujours en son nom. Viennent aussi quelques fameux calembours : « Tu fais du cerf à l’heure ». — « Oui. Du mauvais sang.

Quant au reste, ce ne sont que vues de l’esprit (si l’on peut encore parler d’esprit, emberlificotant des épisodes extorqués à l’imagination d’un alambic, syllogismes en forme de tire-bouchon. Pour finir, l’auteur nous « offre une gauloiserie prétendue onctueuse dont ne voudrait pas le Palais Royal. C’est navrant. Et je vois une preuve de courtoisie dans le fait que l’on peux encore être navré.

Louis Chauvé, Le Figaro, le 3 novembre 1952