Fiche technique

Distribution
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Sacha Guitry (François Bressolles)
Geneviève Guitry (Catherine Collet)
Marguerite Moreno (la grand-mère de Catherine)
Marguerite Pierry (Mlle Thomassin, la rééducatrice|
Jeanne Fusier-Gir (Clotilde, la bonne|
Aimé Clariond (Jean Laurent, l’ami|
Frédéric Duvallès (le monsieur en noir)
Mila Parély (Floriane, le modèle|
Mona Goya (Gilda, la chanteuse|
Mariemma (la danseuse)
Maurice Carrère (lui-même)
Alfred Pasquali (le peintre)
Léon Walther (le docteur Barral)
Maurice Teynac (l’imitateur)
Solange Varenne (le modèle)
Claude Martial (la présentatrice)
Hélène Dartigue (l’infirmière)
Marie-Jacqueline Chantal (une dîneuse)
René Fauchois (l’ami de François)
Georges Marny (l’ami du peintre)
Georges Lemaire (le gardien du Palais de Tokyo)
Richard Francœur (le visiteur)
Henri Chauvet (le passant)
Raymond Narlay (le maître d’hôtel)
Jean-Louis Allibert (un visiteur)
Jacques Butin (un employé)
Eugène Compain (un employé)
Jacques Beauvais (un dîneur)
Henri Niel (un autre dîneur)
Roger Vincent (un troisième dîneur)
Guy Arnoux (Paul Belmondo)
Maurice Brianchon (André Derain)
André Dignimont (Raoul Dufy)
André Dunoyer de Segonzac (Othon Friesz)
André Lhote (Louis Touchagues)
Maurice Utrillo (Kees van Dongen)
Henri de Varotier (Maurice de Vlaminck)
Hubert Yencesse

Production
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Réalisation (Sacha Guitry)
Production (Michel Manegat Jacques Sicre Roger Ribadeau-Dumas
Les Moulins d’Or CIMEP (Compagnie cinématographique méditerranéenne de Production))
Genre (Fiction - drame)
Durée (01:41:00)
Année de production (1943)
Pays de production (France)
Image (Noir et blanc)
Son (Sonore)
Métrage (Long)
N° Visa (22)

Critique

Le Journal, le 10 décembre 1943
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Un sculpteur, qui n’est plus un jeune homme mais plutôt un homme encore jeune, tombe amoureux d’un modèle rencontre au Salon. Ils s’aiment. Il lui demande sa main. Il est entendu qu’après un délai d un mois ils se décideront au mariage s’ils sont tous deux dans le même esprit de confiance et d’allégresse.
Mais. à mesure que les jours filent, le sculpteur manifeste une Tumeur atrabilaire. Il est même par instant outrageant pour sa jeûne partenaire et, finalement, il rompt.
Pourquoi ? Nous allons bientôt le savoir : il est devenu aveugle et ne veut pas enchaîner à sa vie défaite un être jeune. Elle se désespère d’un lâchage qu’elle ne comprend pas. Mais bientôt elle apprend la vérité.
Elle retournera, amoureuse Antigone. auprès du sculpteur : ils n’ont jamais cessé de se chérir.
N’est-ce pas là une intrigue bien rebattue ?’ Elle se trouve presque chapitre pour scène dans un livre d’une collection pour midinettes qui faisait’ florès avant-guerre.
Oui, mais Sacha Guitry est passe par là et, de cette histoire, il a tiré un film qui comporte quelques longueurs et un texte qui ralentit parfois .à l’excès le mouvement. Le dialogue est du bon Sacha Guitry : des (réparties spirituelles, des mots exquis à la limite de l’inconvenance. La mise en scène est aussi du bon Sacha Guitry, encore qu’elle n’apporte rien de neuf.
Sacha aime bien instruire, enseigner. En lui ne sommeille guère un pédagogue (astucieux et séduisant). Vous rappelez-vous comment, dans « Le Destin fabuleux de Désirée Clary », il montrait malicieusement l’envers du décor et ceux qui l’animaient ? Eh bien ! dans « Donne-moi tes yeux ». il présente tout d’abord une manière de reportage sur là grande peinture et le vernissage du Salon. Il se présente ensuite lui-même en sculpteur professionnel : la sellette, le couteau, la glaire qu’il faut conserver humide. le coup de police. Toute une leçon de choses est donnée sans en avoir l’air ainsi que le désirait Michel Montaigne.
Il y a aussi quelques scène ? dans une boîte de nuit qui sont bien agréables à suivre. Bien entendu, l’auteur a confié les plus petits rôles à des artistes qui sont à leur affaire, ce dont le public ne peut que se montrer satisfait.
En résumé, d’une histoire de rien, Sacha Guitry a fait un ouvrage fort agréable qui vaut largement les films de retour à la terre ou pseudo-fantastiques qui semblent l’alpha et l’oméga de la production cinématographique actuelle.

Jean Romeïs, Le Journal, le 10 décembre 1943