Fiche technique

Distribution
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Sacha Guitry (Maître Jean-Pierre Walter)
Suzanne Dantès (Marie-Thérèse, sa Femme actuelle)
Marguerite Pierry (Marie-Jeanne, sa première femme, sœur de Marie-Thérèse)
Pauline Carton (Angèle, sa bonne)
Robert Seller (Charles, son valet)
Lana Marconi (la grande-duchesse Christine)
Raymond Peynet (le dessinateur aux colombes)

Production
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Réalisation (Sacha Guitry)
Production (André Roy Charles Roy Roy Films)
Genre (Comédie)
Durée (01:35:00)
Année de production (1949)
Pays de production (France)
Genre (Fiction)
Image (Noir et blanc)
Son (Sonore)
Métrage (Long)
N° Visa (8735)

Critique

L’Aurore, le 8 août 1949
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Le destin des pièces à succès depuis qu’il est des cinéastes qui tournent est de finir noir sur blanc à l’écran. Aux deux colombes de M. Sacha Guitry qui tint près d’un an la scène à Paris n’a pas manqué à l’usage.
L’amateur de théâtre connaît thème, intrigues et péripéties de cette fantaisie conjugale saupoudrée à l’envi d’humour rose : un avocat se croyant veuf, a épousé en seconde noce la sœur de sa femme. Mais la disparue revient vingt ans après flanquée d’une ravissante compagne de voyage. Notre homme partagé entre deux quinquagénaires frénétiques qui se dispute et sa personne et sa fortune après bien des hésitations et des pirouettes finira par les répudier toutes deux pour épouser la jeune voyageuse.

Metteur en scène, M. Sacha Guitry s’est conté de filmer avec le minimum d’audace, mais le spectacle, un peu statique n’ennuie pas un instant. C’est que l’auteur qui s’adresse au public sur le ton de la confidence, en fait un ami, plus qu’un juge.

Et puis, Sacha jamais n’a eu autant d’esprit. C’est un feu d’artifices aux fusées incessantes. On ne cesse de rire pour rire de nouveau.

Pour nous montrer, qu’il peut être, quand il veut, un de nos plus grand créateur de cinéma, M. Guitry a fait précéder sa pièce d’un générique qui est une manière de perfection.

On y voit l’œuvre s’élaborer, du producteur au dernier des accessoiristes, participer au travail commun. Le tout dans un mouvement bien réjouissant, avec infiniment de tact et d’esprit.

Rien que pour ce quart d’heure de cinéma pur, Aux deux colombes mériterait d’être vu. Et il reste en outre une des pièces les plus adroites et les mieux construites de la saison jouée à la perfection par ses créateurs : Lana Marconi, Pauline Carton, Marguerite Pierry, et Suzanne Dantes, sans oublier l’inoubliable M. Guitry.

L’Aurore, le 8 août 1949